La solitude des profs n'est pas une fatalité

« J’attendais depuis des années cette cohésion d’équipe dans mon travail. La solitude du professeur me pesait beaucoup. »
Marie enseigne en maternelle au Cours Ozanam.
Hier matin, à quelques jours des vacances, l’équipe s’est réunie pour relire la période. Chacun a dit ce qui avait réussi, ce qui avait résisté, ce qui l’avait usé.
Nommer la fatigue permet de la partager. Quand l’un s’essouffle, un autre prend le relais. Un éducateur accompagne un élève en crise, l’enseignant poursuit sa leçon. Un service civique anime un atelier artistique, un professeur garde une heure pour préparer sa classe.
Ce soin repose sur des rendez-vous inscrits au calendrier :
le brief du lundi soir : les réussites de la semaine, les élèves qui demandent une attention particulière ;
un mercredi sur deux, la « météo » de chacun et un temps de formation ;
avant chaque vacances, la relecture commune de la période ;
deux séminaires par an, l’un pour préparer l’année, l’autre pour en tirer le bilan.
Le séminaire de rentrée s’est terminé par une journée d’escalade dans les calanques.

L’enquête TALIS 2024 de l’OCDE observe un recul de la collégialité entre enseignants en France. Chez nous, la solitude recule quand ces temps d’échange sont prévus, protégés et tenus.
Le cinquième pilier de notre pédagogie, Etre une équipe, part de cette conviction : « Le métier de professeur est beau, et épuisant. La seule manière de durer est d’être une équipe. »
Ralentir pour avancer…





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